Sclérose en plaques et micro-immunothérapie

Agir sur le système immunitaire pour lutter contre la sclérose en plaques

Sclérose en plaques : Définition, causes et incidence

La sclérose en plaques (SEP) est une maladie inflammatoire auto-immune chronique, qui attaque le système nerveux central, en particulier le cerveau, les nerfs et la moelle épinière. La maladie s’aggrave lentement, en général, selon la fréquence et la gravité des poussées. Elle altère la transmission des influx nerveux car la myéline, qui forme une gaine protectrice autour des prolongements nerveux, est touchée. Les parties du système nerveux touchées par la maladie ressemblent à des plaques que l’on peut visualiser par IRM, d’où le terme de sclérose en plaques.

La sclérose en plaques est la première cause de handicap sévère non traumatique de l’adulte jeune.

Il existe 2 formes de sclérose en plaques :

  • la forme rémittente :

– avec des poussées transitoires (80 à 85 % des formes initiales),
– elle peut évoluer vers une forme progressive.

  • la forme progressive :

– avec l’installation continue des symptômes,
– un handicap souvent plus rapide,
– elle représente 15 % des cas.

2,6 millions de personnes sont porteuses de SEP dans le monde et environ 110 000 sont touchées en France, avec 4 à 6 000 nouveaux cas par an. Dans environ 3 % des cas, la maladie débuterait durant l’enfance (700 enfants seraient atteints). 85 % des cas concernent des malades entre 25 et 35 ans et seulement 10 % chez les plus de 40 ans. Il faut noter également que 3 malades sur 4 sont des femmes.

Les personnes qui sont plus à risque de développer une SEP sont celles :

  • ayant un problème de thyroïde auto-immune ;
  • atteintes de diabète de type 1 ;
  • atteintes d’une maladie inflammatoire de l’intestin.

Facteurs de risques et lien avec le système immunitaire

La maladie auto-immune survient en présence d’une combinaison de facteurs environnementaux, chez les personnes dont l’hérédité prédispose à la maladie. De même, le risque augmente quand d’autres membres de la famille sont touchés.

Bien qu’une trentaine de gènes soient impliqués dans la sclérose en plaques, elle n’est pas une maladie héréditaire. En effet, en cas de prédisposition génétique, une interaction avec des facteurs environnementaux est nécessaire pour que la maladie survienne.

Des infections virales pourraient jouer un rôle favorisant, en particulier celles qui impliquent le virus d’Epstein-Barr. Le fait d’avoir contracté une mononucléose infectieuse augmente le risque de souffrir d’une sclérose en plaques.

De même, un déficit en vitamine D est un facteur de risque d’être atteint de sclérose en plaques. Plus on s’éloigne de l’Équateur, plus la maladie est fréquente. Cependant il n’est pas prouvé qu’un apport supplémentaire en vitamine D diminue le risque de développer la maladie.

Des controverses ont soulevé l’hypothèse d’un lien entre la SEP et la vaccination contre l’hépatite B et plus récemment avec les vaccins contre les infections à papillomavirus. Des études ont été menées pour évaluer la sécurité des vaccins et ont conduit à réaffirmer l’absence de lien de causalité entre les vaccins et la survenue de la sclérose en plaques.

D’autres facteurs augmentent le risque d’être atteint de la sclérose en plaques tels que :

  • le tabagisme : en effet, le fait de fumer semble aggraver les symptômes et accélérer l’évolution des formes rémittentes vers les formes progressives ;
  • la consommation excessive de graisses saturées, de sel et de produits ultra-transformés ;
  • le contact avec des solvants chimiques.

Le système immunitaire des personnes atteintes détruirait la myéline en la considérant comme étrangère au corps. On parle alors de réaction auto-immune. Ainsi, à certains endroits du système nerveux, les influx sont plus lents, voire même bloqués, ce qui provoque les différents symptômes.

Manifestations cliniques

La maladie apparaît le plus souvent entre 20 et 40 ans. Elle peut débuter par des signes très variés selon la localisation des plaques de démyélinisation et les symptômes peuvent altérer de nombreuses fonctions :

  • troubles moteurs ;
  • troubles sensitifs ;
  • troubles de l’équilibre ;
  • troubles visuels ;
  • troubles urinaires ;
  • fatigue chronique ;
  • troubles de l’attention ;
  • troubles de la parole ;
  • syndrome dépressif.

Le plus souvent, la sclérose en plaques évolue par poussées (forme rémittente) au cours desquelles les symptômes réapparaissent ou de nouveaux symptômes surviennent. Ceux-ci régressent en général après les poussées mais, au bout de quelques années, les poussées laissent des séquelles ou des symptômes plus ou moins permanents et plus ou moins invalidants.

Conseils et prévention

Il n’existe pas de moyen de prévenir la sclérose en plaques puisqu’il s’agit d’une maladie multifactorielle.

Cependant, il est possible d’éviter certains facteurs de risque comme le tabagisme passif chez l’enfant, et le tabagisme chez l’adolescent et le jeune adulte. Il convient également, pour les enfants, de favoriser les sorties en plein air pour bénéficier de l’ensoleillement en hiver.

L’activité physique et sportive régulière, bien loin d’être contre-indiquée dans le cas de la sclérose en plaques, est essentielle pour garder un état de santé satisfaisant en dehors des effets délétères de la maladie, et pourrait même retarder son évolution.

Les patients atteints de sclérose en plaques doivent adopter une alimentation non inflammatoire en :

  • retirant au maximum les aliments industriels transformés pour éviter principalement les additifs qui peuvent causer une réelle détérioration du système digestif ;
  • mangeant des aliments frais qui ont été juste récoltés, locaux et qui auront ainsi gardé au maximum leur qualité nutritionnelle comme les vitamines ou les oligo-éléments ;
  • apportant le plus d’aliments crus, lorsqu’on peut les tolérer ou choisir des modes de cuisson douce qui préservent les bienfaits nutritifs des aliments ;
  • consommant un maximum de fruits et légumes de saison, qui fournissent l’énergie dont on a besoin en cours d’année.

Traitements existants pour la sclérose en plaques

La sclérose en plaques est, à ce jour, incurable, mais des traitements de fond peuvent prévenir les poussées dans les formes rémittentes et retarder la survenue d’un handicap définitif. Les formes progressives sont, elles, plus difficiles à soigner et les traitements sont peu efficaces pour prévenir le handicap.

La prise en charge des patients est assurée par une équipe médicale spécialisée (neurologue, médecins en rééducation fonctionnelle…) en coordination avec le médecin traitant. Selon les besoins, d’autres professionnels de santé sont également sollicités.

Les traitements agissent sur le système immunitaire de façon à diminuer la réponse immunitaire. Ils ont pour objectif de :

  • soulager les symptômes pour améliorer la qualité de vie ;
  • réduire le nombre, la durée et l’intensité des poussées et l’inflammation aiguë liée à la maladie ;
  • éviter les complications liées à l’immobilité, et ce, grâce à la rééducation fonctionnelle.

En cas de poussée de sclérose en plaques, des corticoïdes sont prescrits en cure brève, en perfusion quotidienne, sous forme de « bolus », 3 jours de suite. Ils permettent de diminuer la durée de la poussée et d’accélérer la récupération mais ne préviennent pas la survenue d’une nouvelle poussée. Cependant, les effets secondaires des corticoïdes peuvent être importants (insomnie, augmentation de la pression artérielle, fluctuation de l’humeur, rétention d’eau ou ostéoporose).

Il existe deux types de traitements de fond qui réduisent l’activité du système immunitaire et qui, par conséquent, ralentissent la destruction de la myéline.

  • Les immunomodulateurs en traitement de première intention qui comprennent :
    • des molécules de la famille des interférons bêta. Ils sont administrés par voie injectable sous-cutanée ou intramusculaire ;
    • d’autres traitements immunomodulateurs, par voie injectable sous cutanée ou en comprimés peuvent également être prescrits quotidiennement.

Tous ces traitements ne sont malheureusement pas sans effets secondaires et peuvent parfois causer des dommages hépatiques, hématologiques ou cutanés.

  • Les immunosuppresseurs en traitement de seconde intention pour les cas de sclérose en plaques plus sévères ou en cas d’échec du traitement de première intention. Ils peuvent réduire le nombre de poussées, retarder ou réduire le handicap et le nombre de lésions. Plus ou moins sélectifs, ils sont administrés en perfusion ou par voie orale et ont un effet plus ou moins marqué sur le système immunitaire. Ces traitements nécessitent bien évidemment une surveillance médicale en raison des effets secondaires qu’ils provoquent.

Il convient également de traiter les symptômes et complications de la SEP. Le but étant de soulager la douleur ou les contractures musculaires, de traiter la constipation, l’anxiété, les troubles urinaires ou sexuels…

Des traitements remyélinisants innovants qui agissent sur la composante dégénérative de la SEP sont actuellement à l’essai.

La rééducation doit être précoce et permettre aux patients de ralentir le handicap. Pour certains patients, la prescription est donnée par un médecin rééducateur hospitalier. Son équipe (kiné, ergothérapeute) pratique une rééducation adaptée et peut permettre un maintien d’autonomie, ce qui est primordial.

Traitement complémentaire de la micro-immunothérapie : bénéfices et objectifs de la thérapie

La SEP est une maladie qui représente un défi important pour le patient et pour les professionnels de santé. Il pourrait être possible d’améliorer la vie des patients en régulant les mécanismes sous-jacents qui entraînent son apparition et sa progression afin de prévenir les lésions et rétablir autant que possible les fonctions altérées.

La micro-immunothérapie offre la possibilité d’influencer favorablement l’évolution de la sclérose en plaques. Elle utilise des substances immunocompétentes (cytokines, chimiokines, facteurs de croissance, etc.), des acides nucléiques spécifiques et des substances neuro-protectrices / neurotrophiques en basses et très basses dilutions (en anglais low & ultra-low doses), pour garantir à la fois leur efficacité thérapeutique et leur bonne tolérance par l’organisme.

Cela permet d’endiguer les réactions excessives du système immunitaire et de limiter les lésions nerveuses associées à la maladie. La micro-immunothérapie peut être utilisée en complément d’autres méthodes de traitement afin de réguler les processus immunologiques de l’organisme. Elle est donnée généralement en première intention et au cours des poussées, et a pour objectif de :

  • réguler les différents mécanismes impliqués dans l’apparition et la progression de la maladie ;
  • rétablir une réponse immunitaire équilibrée ;
  • régénérer autant que possible les structures endommagées.

Il a été démontré que 90 % des maladies chroniques, tout particulièrement les maladies neurodégénératives, (tout comme les maladies liées au vieillissement, les maladies métaboliques ainsi que plusieurs formes de cancer) sont liées à des altérations mitochondriales. Le contrôle de la fonction mitochondriale est donc essentiel pour prévenir l’apparition et la progression de nombreuses pathologies et retrouver l’équilibre dans l’organisme. La micro-immunothérapie permettra également de donner à l’organisme les clés endogènes nécessaires pour optimiser les mécanismes mitochondriaux essentiels, favoriser une régulation mitochondriale équilibrée et rétablir une homéostasie correcte.

Vous êtes un professionnel
de santé ?

Inscrivez-vous gratuitement afin d'accéder à du contenu et des formations ou devenez adhérent et bénéficiez de nombreux avantages supplémentaires.

Vous êtes un patient à la recherche d'informations ?

Si vous souhaitez entrer en contact avec des professionnels spécialisés en micro-immunothérapie, n’hésitez pas à nous contacter.