Verrues et micro-immunothérapie

Agir sur le système immunitaire pour lutter contre les verrues

Verrues : Définition, causes et incidence

Les verrues correspondent à des petites excroissances de chair, à l’aspect dur et rugueux. Elles apparaissent généralement sur la couche externe de la peau, mais peuvent devenir plus profondes, notamment lorsqu’elles supportent le poids du corps (verrues plantaires).

Les verrues sont dues à une contamination de la peau par un virus du type papillomavirus humain ou Human Papillomavirus (HPV). Elles surviennent après plusieurs mois dincubation. Les papillomavirus en cause dans la survenue des verrues ne provoquent pas de cancer à la différence de certains papillomavirus sexuellement transmissibles (HPV 16 et 18) impliqués dans la survenue de cancers (notamment cancer du col de l’utérus, de la vulve, du vagin chez la femme ou du pénis chez l’homme et de l’anus, de la cavité orale, de l’oropharynx et des amygdales chez les deux sexes).

Généralement, les verrues se localisent au niveau du dos des mains ou sous les pieds, mais il est possible de les rencontrer à d’autres endroits comme sur le visage : on parle alors de verrues planes. Plus rarement, elles sont de forme ovale ou allongée (verrues filiformes). Elles prennent le plus souvent la couleur de la peau du sujet.

Une affection bénigne mais persistante : elle peut durer quelques mois voire quelques années en l’absence de traitement.

La verrue est une affection très fréquente. En France, elle touche environ une personne sur quatre. Les enfants de 5 à 15 ans sont les plus touchés :

  • 50 à 70 % d’entre eux développeront des verrues vulgaires ou communes ;
  • 20 à 30 % auront des verrues plantaires (source 1).

Facteurs de risques et lien avec le système immunitaire

Les facteurs de risque sont principalement :

  • des microtraumatismes cutanés. Ainsi certaines professions manuelles sont exposés aux verrues des mains (esthéticiennes, podologues, dermatologues, vétérinaires, manutentionnaires, agents d’entretien, bouchers…) ;
  • le fait d’être pieds nus dans des lieux collectifs et humides (salle de sport, douche collective, piscine, spa…)

Les personnes à risque sont : les enfants et les adolescents, surtout ceux qui ont un frère, une sœur, des camarades de classe qui ont une verrue.

Les personnes dont la peau a tendance à s’assécher et à fendiller, de même que celles qui souffrent d’une transpiration excessive des pieds.

Les personnes ayant une faiblesse du système immunitaire. Celle-ci peut notamment être causée par une maladie (cancer, infection au VIH, etc.) ou par des médicaments (notamment les immunosuppresseurs). En outre, chez ces personnes, les verrues sont souvent plus difficiles à traiter.

Manifestations cliniques

Les symptômes les plus fréquents lors de verrue sont :

  • l’apparition d’une petite protubérance le plus souvent surélevée, ronde, dure et rugueuse ;
  • la présence éventuelle de petits points noirs dans la verrue : il s’agit de vaisseaux sanguins dus à la rapidité de pousse de l’excroissance ;
  • parfois, une douleur locale et une difficulté à marcher (fréquemment lors de verrues plantaires).

Conseils et prévention

Les traitements n’étant pas à 100 % efficaces, le mieux c’est encore de prévenir !

Pour éviter d’attraper des verrues :

  • porter des sandales dans les endroits à risques (sauna, hammam, piscine, vestiaires…) ;
  • laver les chaussettes de sport après chaque utilisation ;
  • ne pas utiliser les serviettes, chaussures ou chaussettes d’une personne qui a des verrues ;
  • bien sécher les pieds après une baignade dans une piscine collective, car le virus pénètre plus facilement dans une peau humide ;
  • ne pas toucher les verrues d’autres personnes ;
  • ne pas gratter les verrues.

Traitements existants pour les verrues

Une consultation médicale chez un généraliste ou un dermatologue est nécessaire afin d’identifier la ou les verrues et de bénéficier d’un traitement adapté.

Il existe plusieurs traitements contre les verrues. Ces traitements fonctionnent selon des principes différents, mais visent le même résultat : faire reculer le virus et faire disparaître la verrue :

  • la cryothérapie : cette méthode, la plus répandue, consiste en l’application locale d’azote liquide, soit à l’aide d’un coton-tige maintenu sur la lésion pendant une dizaine de secondes, soit par pulvérisation à l’aide d’un spray. Il est souvent nécessaire de renouveler l’opération plusieurs fois pour obtenir la disparition totale des lésions ;
  • le curetage chirurgical est réservé aux lésions volumineuses. Il existe un risque de cicatrice douloureuse ;
  • le laser à gaz carbonique permet la destruction des verrues grâce à un rayon laser. Cette technique laisse une cicatrice dans 50 % des cas. C’est pourquoi on l’emploie plutôt pour les verrues plantaires ;
  • les kératolytiques : des préparations à base d’acide salicylique à des concentrations variant de 10 à 60 %, associées ou non à de l’acide lactique et à de l’acide trichloracétique, peuvent être appliquées quotidiennement sous pansement occlusif (fermé) pendant une à deux semaines pour « décaper » les verrues épaisses.

Malheureusement, le virus responsable des verrues est impossible à éradiquer totalement et la disparition des lésions peut prendre 2 ans.

Traitement complémentaire de la micro-immunothérapie

Une des solutions alternatives pour le traitement est sans nul doute la micro-immunothérapie. Elle peut être utilisée en cas de poussée prolongée de verrues, si celles-ci entraînent une certaine souffrance et en particulier chez les enfants ou les personnes âgées. Le domaine d’application repose sur le soutien immunitaire contre les infections banales par papillomavirus : verrue vulgaire, verrue plantaire, verrue plane ou verrue palmaire, ainsi que contre les verrues multiples ou récidivantes. Son utilisation vise les objectifs suivants :

  • empêcher le virus de se multiplier et d’infecter de nouvelles cellules ;
  • contrôler des infections persistantes et des troubles associés. Cela est particulièrement intéressant en cas de verrues récurrentes ;
  • favoriser une réponse immunitaire optimale et compenser les déséquilibres immunitaires à l’origine de l’épidémie.

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