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IFMi, l’Institut Français de Micro-immunothérapie

Polyarthrite rhumatoïde et micro-immunothérapie

Agir sur le système immunitaire pour lutter contre la polyarthrite rhumatoïde

Polyarthrite rhumatoïde : définition, causes et incidence

La polyarthrite rhumatoïde est une maladie articulaire inflammatoire et chronique qui touche plusieurs articulations et qui évolue par des poussées de durée variable et des périodes d’accalmie. C’est une maladie auto-immune caractérisée par la fabrication d’auto-anticorps dirigés contre la membrane synoviale des articulations.

Sans traitement, la maladie atteint progressivement de nouvelles articulations et entraîne la déformation ou la destruction progressive des articulations touchées (souvent celles des mains et des pieds). Dans certaines formes plus rares de la maladie, des manifestations extra-articulaires apparaissent, touchant d’autres organes.

La polyarthrite rhumatoïde évolue par poussées plus ou moins rapprochées. Chaque poussée, souvent accompagnée d’une fatigue importante, finit par s’atténuer, pour laisser place à une période d’accalmie au cours de laquelle les symptômes sont moins intenses et peuvent même disparaître. Les articulations finissent par se déformer et les gestes de la vie quotidienne sont souvent plus difficiles à réaliser.

La gravité de la polyarthrite rhumatoïde est variable d’une personne à l’autre. Il existe des formes mineures qui n’entraînent ni handicap, ni déformation. Dans la plupart des cas, les formes sont intermédiaires. Un traitement commencé le plus tôt possible, et bien suivi, permet de ralentir et de contrôler l’évolution.

La cause de la polyarthrite rhumatoïde n’est pas connue. Un ensemble de facteurs semblent intervenir dans le déclenchement de la pathologie. Un terrain génétique prédisposé pourrait favoriser la maladie. Près de 300 000 personnes seraient atteintes de polyarthrite rhumatoïde en France et chaque année, entre 7 000 et 10 000 nouveaux cas sont diagnostiqués. Les femmes sont trois à quatre fois plus touchées que les hommes vers 50 ans mais l’écart s’atténue progressivement au-delà de 70 ans. Les enfants sont très rarement touchés par la polyarthrite rhumatoïde.

Facteurs de risques et lien avec le système immunitaire

La polyarthrite rhumatoïde est associée à une dérégulation du système immunitaire qui se traduit par la fabrication par l’organisme d’auto-anticorps ou anticorps dirigés contre certains composants articulaires, eux-mêmes impliqués dans la destruction de l’articulation.  

Un ensemble de facteurs environnementaux est aussi pointé du doigt. Il s’agit notamment :

  • du tabac : la polyarthrite rhumatoïde est plus fréquente, plus grave et moins sensible aux traitements chez les fumeurs ;
  • du sexe (4 femmes pour un homme). Chez les femmes touchées par la polyarthrite rhumatoïde, on observe fréquemment une rémission pendant la grossesse suivie d’une poussée après l’accouchement. Cependant, la maladie survient le plus souvent au moment de la ménopause ;
  • de l’âge (pic d’apparition après 45 ans) ;
  • des agents infectieux ont également été mis en cause, tels que le virus Epstein Barr ou la bactérie P.gingivalis. Toutefois, l’implication de ces pathogènes n’est pas retrouvée chez tous les malades ;
  • certains événements de la vie tels qu’un deuil ou une séparation sont aussi des facteurs facilitant le déclenchement de la maladie ou d’une poussée lorsque la polyarthrite rhumatoïde a déjà été diagnostiquée.

Manifestations cliniques

Le terme polyarthrite signifie que plusieurs articulations sont touchées (au moins 4). Chez les malades atteints de polyarthrite rhumatoïde, toutes les articulations peuvent être enflammées et peuvent progressivement être détruites (mains, coudes, cervicales, hanches, pieds…).

Les premiers signes de la maladie sont :

  • un enraidissement et un gonflement douloureux de plusieurs articulations, en particulier les poignets, les mains et les doigts. Les douleurs apparaissent en fin de nuit et un engourdissement et une raideur des articulations au réveil pendant au moins une demi-heure. Petit à petit, l’inflammation fragilise le cartilage, l’os et les tendons, ce qui favorise l’apparition de déformations handicapantes ;
  • ces symptômes durent depuis 6 semaines au minimum ;
  • symétrie des douleurs : les douleurs doivent être ressenties dans les mêmes articulations droite et gauche ;
  • douleur à la pression des articulations des avant-pieds ;
  • d’autres atteintes articulaires sont possibles : genoux, chevilles et plus rarement les hanches et les épaules ;
  • plus rarement, l’inflammation peut aussi affecter des organes tels que le cœur ou les poumons. Les malades de la polyarthrite rhumatoïde sont donc plus à risque de pathologies cardiovasculaires telles que l’infarctus du myocarde ou l’AVC.

En cas de polyarthrite rhumatoïde, la membrane synoviale des articulations, qui normalement sécrète un liquide qui « lubrifie » l’articulation et nourrit le cartilage, est le siège d’une inflammation. Cette inflammation de la membrane synoviale entraîne son épaississement et une production excessive de liquide synovial qui s’accumule dans l’articulation.

L’inflammation finit par détruire les structures alentours telles que :

  • le cartilage qui s’érode et s’amincit ;
  • l’os qui se déminéralise autour de l’articulation ;
  • les tendons et les ligaments qui sont fragilisés et peuvent se rompre.

Conseils et prévention

Il existe peu de moyens pour prévenir l’apparition de la polyarthrite rhumatoïde. Ne pas fumer et ne pas s’exposer à la fumée secondaire, quand on souffre de polyarthrite rhumatoïde, constitue pour le moment la meilleure prévention.

Être atteint de polyarthrite rhumatoïde peut nécessiter quelques réaménagements au travail et dans la vie quotidienne. Ainsi, il est primordial :

  • d’adopter de bonnes habitudes alimentaires grâce à l’apport en antioxydants présents dans les fruits et légumes, afin de maintenir une bonne santé et d’éviter l’excès de poids, qui peut aggraver les symptômes ;
  • de s’accorder des temps de repos mais également pratiquer, en dehors des poussées inflammatoires douloureuses, une activité physique telle que la natation qui peut contribuer à prévenir l’enraidissement et les déformations ;
  • d’éviter certains gestes, en particulier ceux qui risquent d’accélérer la déformation des articulations ;
  • de pratiquer, sans forcer, des exercices des mains quotidiens, sachant que la maladie touche souvent les doigts et les poignets, pour limiter la raideur des articulations et améliorer la force musculaire ;
  • de réaménager éventuellement le poste de travail.

Traitements existants pour la polyarthrite rhumatoïde

Le diagnostic de la polyarthrite rhumatoïde doit être aussi précoce que possible, car c’est au début de la maladie, avant l’apparition des atteintes articulaires importantes, que les traitements sont les plus efficaces. Le médecin traitant ou le rhumatologue pratique un examen clinique complet, fait le point sur le nombre des articulations douloureuses, constate qu’elles sont gonflées, chaudes, parfois rouges, enraidies.

Un bilan sanguin (recherche d’un syndrome inflammatoire, présence d’auto-anticorps en faveur de la maladie) et radiologique, qui serviront de référence pour les examens radiologiques suivants, sont prescrits. Ils compléteront l’examen clinique et permettront de poser le diagnostic de polyarthrite rhumatoïde.

D’autres examens sont parfois utiles :

  • une IRM pour rechercher une atteinte de la membrane synoviale des articulations ;
  • une échographie de certaines articulations mettant en évidence des lésions du cartilage ;
  • une analyse du liquide articulaire après ponction, montrant la présence d’un liquide très inflammatoire.

Le diagnostic repose sur un ensemble d’éléments anormaux de ces bilans.

Certaines formes de polyarthrite rhumatoïde sont sévères et d’autres manifestations non articulaires peuvent apparaître : nodules rhumatoïdes sur la peau, atteinte d’autres organes (cœur, vaisseaux, reins, poumons, plèvre, os…), manifestations auto-immunes (syndrome de Gougerot-Sjögren, thyroïdite, diabète…).

On ne guérit pas d’une polyarthrite rhumatoïde, mais il existe des traitements qui soignent les poussées et les complications, et préviennent leur apparition. Ils reposent sur des médicaments luttant contre la douleur et l’inflammation, associés à un traitement de fond et d’autres soins. L’objectif du traitement est de contrôler la polyarthrite rhumatoïde de façon à supprimer ou réduire les poussées, à contrôler les destructions articulaires et permettre à la personne de conserver une qualité de vie optimale. Un traitement commencé le plus tôt possible et bien suivi permet de ralentir et de contrôler l’évolution de la maladie.

Le traitement est adapté à chaque personne selon l’importance de la maladie, l’efficacité des médicaments et la manière dont ils sont tolérés et il nécessite un suivi particulier car il peut entraîner des effets indésirables.

La prise en charge thérapeutique englobe :

  • des antalgiques pour réduire la douleur ;
  • des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), qui traitent la douleur et la raideur matinale, prescrits de façon limitée en raison de leurs effets indésirables, en association avec le traitement de fond lorsque celui-ci ne soulage pas suffisamment les symptômes ;
  • des corticoïdes (cortisone, prednisone) qui sont les plus efficaces pour diminuer l’inflammation et soulager les douleurs et les raideurs des articulations. Ils peuvent aussi retarder l’évolution de la polyarthrite rhumatoïde. À long terme, les corticoïdes produisent des effets indésirables importants (ostéoporose, hypertension artérielle, dépression immunitaire avec augmentation des infections) ;
  • Des médicaments anti-rhumatismaux de fond. Un traitement précoce avec des médicaments anti-rhumatismaux au cours des trois à six premiers mois de la maladie augmente les chances de rémission prolongée. Ils agissent directement sur la maladie en quelques semaines à quelques mois : ils combattent les cellules immunitaires qui attaquent les articulations, permettant ainsi de prévenir ou de retarder les dommages articulaires. Ils peuvent être combinés aux AINS ou aux corticoïdes mais ont des effets indésirables spécifiques parfois graves. Dans cette catégorie de médicaments, le méthotrexate est le principal utilisé.
  • des modificateurs de la réponse biologique ou biothérapies. Ces thérapies sont conçues pour cibler plus précisément les cytokines directement responsables de l’inflammation et de la destruction. Elles sont réservées aux personnes chez qui les médicaments anti-rhumatismaux sont insuffisants mais ont des effets indésirables importants (réduction des défenses immunitaires contre certaines infections, risque significativement accru de cancer). Il s’agit d’un anticorps monoclonal anti-TNF, anti-interleukine 1 ou anti-interleukine 6. Ces traitements permettent de stopper ou de modérer l’évolution de la maladie. Ils sont prescrits initialement en milieu hospitalier puis par un rhumatologue et administrés par injections sous-cutanées.
  • des infiltrations articulaires de corticoïdes et des synoviorthèses (destruction ou abrasion de la membrane synoviale par injection d’un produit) sont parfois nécessaires pour certaines articulations pour calmer la douleur et l’inflammation ;
  • une chirurgie (synovectomie ou pose d’une prothèse lorsque l’articulation est détruite, arthrodèse…) est parfois nécessaire au cours de l’évolution de la polyarthrite rhumatoïde ;
  • des séances de kinésithérapie, une prise en charge en ergothérapie ou l’utilisation d’un appareillage peuvent compléter la prise en charge de la polyarthrite rhumatoïde.

Traitement complémentaire de la micro-immunothérapie : bénéfices et objectifs de la thérapie

La micro-Immunothérapie constitue une aide appréciable à la prise en charge des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde, avec pour objectif un moindre recours aux thérapeutiques classiques qui s’avèrent toutefois indispensables mais sont parfois grevées de nombreux effets secondaires indésirables.

La micro-immunothérapie vise à moduler la réponse immunitaire et la réaction inflammatoire. L’objectif est de lutter contre leur dérégulation et leur persistance ainsi que l’atteinte des tissus concernés. Pour ce faire, des cytokines impliquées dans cette réaction et naturellement présentes dans l’organisme sont utilisées à des niveaux de dilution inhibiteurs, par exemple les interleukines 1 et 6 et le TNF-alpha. Les niveaux de dilution spéciaux sont adaptés pour inhiber l’activité de ces cytokines impliquées dans la réaction.

De cette manière, la micro-immunothérapie a pour objectif de contribuer à rétablir l’équilibre du système immunitaire et à réduire le processus inflammatoire, tout en respectant les mécanismes naturels de la polyarthrite rhumatoïde.

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L’Institut Français de Micro-immunothérapie permet aux professionnels de santé de développer les connaissances nécessaires à la prise en charge du système immunitaire de façon préventive ou afin de restaurer son bon fonctionnement sur le long terme tout en intégrant la micro-immunothérapie comme outil thérapeutique immunocompétent et accessible à tous les praticiens.

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  • Je pratique la micro-immunothérapie dans mon propre cabinet près du lac de Constance (Suisse) depuis plus de 20 ans. Le golf est mon hobby, la micro-immunothérapie est ma passion ; ils ont quelque chose en commun.
    Pour pratiquer les deux, j'ai besoin de précision, d'une routine constante et de la volonté de réussir. Le chemin le plus court n'est pas toujours le meilleur quand on vise un objectif. Réussir, c'est obtenir les meilleurs résultats tout en restant concentré sur l'objectif. La micro-immunothérapie a aidé nombre de mes patients à surmonter leurs maladies chroniques. Il faut avant tout trouver les causes et les traiter avec un remède adapté.
    Corinne I. Heitz
  • Avec du recul, après 30 ans de pratique de la médecine intégrative, je dois dire que de découvrir la micro-immunothérapie a été le chaînon manquant dans mon diagnostic et ma thérapie de régulation systémique. La micro-immunothérapie est le tremplin le plus significatif pour obtenir un impact psycho-immunologique précis et mesurable, de longue durée, tant dans les maladies aiguës que chroniques.
    Eleni Kavelara Lodge
  • Les Drs. Friderike et Petra Wiechel, deux spécialistes de la médecine biologique et intégrative dirigent ensemble la Swiss Mountain Clinic dans le canton des Grisons. Des repas sans gluten, de l'eau potable pure et un environnement pratiquement dépourvu d'électrosmog font de la clinique le lieu idéal pour trouver le calme et se régénérer. Avec leurs nombreuses méthodes de diagnostic, leurs différents traitements et thérapies, les médecins visent à rééquilibrer le corps. C'est pourquoi ils s'accordent si bien avec MeGeMIT et l'approche de la micro-immunothérapie.
    Petra et Frederike Wiechel
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